Yasmina est une jeune marocaine sans papiers arrivée en Espagne avec l’intention de continuer ses études universitaires. Elle vit dans un petit village avec son frère Abdel et tente de s’adapter tant bien que mal jusqu’au jour où elle rencontre une association d’aide aux étrangers qui l’aide à améliorer son espagnol. Yasmina est amoureuse de Javi, un jeune policier municipal, elle décide de préparer leur mariage. Javi refuse pensant être utilisé pour un mariage blanc... Mais Yasmina a préparé le mariage, il ne lui manquera plus que le fiancé et des papiers...
Lorsque vous êtes dans un festival, vos yeux aspirent des films en tous genres, si vous voyez ce que je veux dire... Entre les séances, comme un zombie, vous déambulez dans les rues de la ville de l’événement, la tête remplie de séquences, de jeux, de lumière et parfois de rien. Fatigué, énervé, vous vous dites que vous allez vous enfermer dans votre chambre d’hôtel (Surtout quand c’est une chambre magnifique avec vue sur la mer :-)) et là, sur votre chemin, vous croisez une attachée de presse qui vous prend par le bras, cligne un peu des yeux (on adore !!!)et vous dit :
Attachée de presse : "¡Vamonos al cine !"
Vous accompagne dans une salle obscure, hors des sentiers battus :
Attachée de presse : "Chut... Calme-toi... Regarde... Ça va te faire du bien."
Allezaucinema : "Ok, ok, je suis curieux, mais là, je t’assure, j’en peux plus."
Puis, vous glisse entre les doigts... le dossier de presse, et vous souffle à l’oreille :
Attachée de presse : "À 18h00... il y a une rencontre avec l’équipe et un photo call... à toute suite..."
La séance commence... ouf, vous découvrez un film frais, une jeune actrice lumineuse, prometteuse : Sanaa Alaoui (La beauté éparpillée/ Oud Ward, de Lahcen Zinoun, Yasmina et les hommes de Abdelkader Lagtâa et Le Cris de la soie de Yvon Marciano). Et puis un interprète masculin, Jose Luis Garcia Perez (Que parezca un accidente de Geraldo Herrero, 8 citas de Peris Romano et Rodrigo Sorogoyen...) qui incarne Alfredo, un jeune mec insignifiant, sans ambition. Croyez-moi, pour interpréter un tel personnage, c’est comme pour faire rire avec le bottin, il en faut du talent ! Et puis aussi Irene Cardona dont c’est là le premier long métrage en tant que réalisatrice et qui nous offre un film émouvant, frais et pourtant pas facile : intégration, acceptation de l’autre, survie et amour. Tout ça dans une comédie romantique à la limite du documentaire ! ... J’allais oublier le producteur : Francisco Espada qui fut le fondateur de La Salla Cuarta Pared, haut lieu du théâtre alternatif madrilène dans les années 80 et 90.
Merci à toi, attachée de presse, pour ton professionnalisme et... ton joli petit sourire.
