Pedro Armendariz, un mexicain a biarritz
vendredi 28 septembre 2007 par allezaucinema
Le 25 septembre 2007, Guy Braucourt accueillait l’acteur mexicain Pedro Armendariz (fils et homonyme d’un autre acteur bien connu) au festival de Biarritz pour présenter 5 de ses 155 films.
Pedro Armendariz a la Gare de Midi pour dias de humo
Guy Braucourt : Comment est-ce qu’on présente une étoile ? Une star ? Avec lui, c’est très simple, parce que c’est une star qui est le fils d’une star et ils ont le même nom et le même prénom. C’est Pedro Armendariz.
Pedro Armendariz : Bonjour Biarritz, merci. Merci à tous les organisateurs du festival. À toi, merci, Guy Braucourt. Je suis vraiment content. Merci aux Biaritziens, amants du cinéma...
Guy Braucourt : Non, aux Biarrots.
Pedro Armendariz : Aux Biarrons...
Guy Braucourt : Biarrots.
Pedro Armendariz : Aux Biarrots, les amants du cinéma, parce que nous sommes ici. Je suis vraiment content d’être ici avec vous, parce qu’avec votre présence, vous faites que mon cœur pleure de joie.
Guy Braucourt : Très souvent, des gens qui sont... Je vais prendre l’exemple du cinéma mexicain... Des gens qui sont adulés en France, à Cannes, par la critique, à Mexico, ils n’arrivent même pas à trouver de salle ni de sortie. Reygadas à Mexico, c’est un banni, c’est un marginal. Ici, il est en compétition à Cannes, il a trois pages dans Libération, etc. C’est le paradoxe et l’utilité de festivals comme le nôtre. Je vais juste poser une question qui est à la fois simple et énorme : Quand on fait 155 films dans sa carrière, comment on recharge la batterie ? D’où vient l’énergie qui te permet de faire 4 à 5 films par an ?
Pedro Armendariz : L’argent... Mais non ! Je suis né, je vis et je mourrai dans le cinéma. Je crois que si tu aimes le cinéma comme je l’aime (et je suis né dedans), l’énergie, elle est dans le cœur, dans la tête, dans l’estomac.
Guy Braucourt : Pourquoi c’est le 1er film de la liste de tes films préférés ?
Pedro Armendariz : Il a fait un grand projet, et c’est la 1re fois que Ripstein et moi faisons un film professionnel, bien fait. Les autres que nous avons faits, c’est une délégation politique... Quelque chose comme ça. Je pense que c’est la meilleure époque créative de Ripstein. Je veux dédier cet hommage à ma femme qui m’a fait voir un "movie" avec sa voix. Merci... Et aussi, merci au cinéma, parce que sans le cinéma, il n’y a pas d’affaires. Parce que le cinéma est la grand-mère de l’imagination. Merci beaucoup.