DU MENSONGE DE L’ART A L’ART DU MENSONGE
mercredi 19 décembre 2007 par Guy Braucourt
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SI NOTHING BUT... était resté dans sa forme originelle de reportage de François Reichenbach sur d’illustres faussaires, l’on aurait obtenu l’un de ces portraits cinématographiques chers à Reichenbach où le brio, le tape-à-l’œil et le clin d’œil complice, le superficiel et l’emporte pièce, en un mot l’esprit parisien, auraient triomphé, aboutissant à un morceau de cinéma certes séduisant mais laissant, comme toujours (cf. ses portraits de Rubinstein ou de Menuhin), sur une impression d’insatisfaction et de légèreté. Il reste d’ailleurs un peu de cela dans le film que nous voyons aujourd’hui, et l’on pourrait le regretter si ces scories ne permettaient justement de différencier la matière première du produit fini, le film tel. que l’aurait montré Reichenbach de celui monté par Welles. Welles qui, visionnant les images déjà tournées et s’enthousiasmant pour ces personnages .de faussaires, se serait reconnu en eux au point de s’écrier : "Moi aussi, je suis un faussaire !" Et que nous importe si ce trait est sans doute trop beau pour être vrai ! Nous n’en sommes pas à un élément de légende ou de trucage près pour parler d’un personnage hors du commun comme Welles, surtout à propos d’un film sur les faussaires, ou sur la vérité ce qui, nous allons le voir, revient finalement au même...
« A propos d’escroquerie, il est temps pour moi de me confesser aussi : François (Reichenbach) était marchand d’art, moi artiste (du moins je le croyais) et tout comme Elmyr, peintre affamé, non pas en France mais en Irlande où j’étais venu pour peindre, rachetai une carriole, y mis mes toiles et pris la route...Je dormais à la belle étoile : c’était un bel été. Lorsque j’atteignis Dublin, il ne me restait plus qu’à vendre l’âne ; j’avais déjà donné mes toiles aux fermiers pour pouvoir manger. J’avais 16 ans, j’ étais sans le sou, à la croisée des chemins. L’ hiver arrivait... r aurais pu trouver un job honnête : faire la plonge... j’ai choisi la facilité : le théâtre ! Je n’en avais jamais fait, mais je me présentai comme une « star » de Broadway. On me crut ! Parti du sommet, depuis je décline. Si jouer est un art, ce canular est un bel exemple de mystification ! Dans mon passé, il n’y a pas de Picasso. Mon envol se fit plus tard, à la radio, par soucoupe volante ! (...) Je ne devrais pas me plaindre : j’ai fini à Hollywood... »

LE ROI DES MAGICIENS
Rien d’étonnant à ce coup de foudre très wellesien pour ce genre de personnages, eux-mêmes hors du commun : Elmyr de Hory, "soixante noms, soixante personnages, soixante mensonges, mais un vrai métier : peindre des faux" ; Clifford Irving, romancier, auteur d’un livre sur les faussaires, biographe du précédent et acquérant brusquement la célébrité par un faux : les mémoires d’Howard Hughes, luimême "mystificateur-né" avec qui "tout est légende" selon le commentaire de Welles... L’œuvre tout entière d’Orson est en effet placée sous le double signe de la magie, de l’illusionnisme (ce qui, les spécialistes nous pardonnent, n’est pas exactement la même chose, mais que nous ferons semblant de mêler sinon de confondre pour la facilité du propos) et de la fascination pour les escrocs, les grands mystificateurs, les faussaires donc. Et la vie même de Welles, puisque celui-ci se plaît à rappeler dans le commentaire de ce mm comment, à deux reprises, Il fonda sa .carrière puis sa célébrité sur une supercherie.
A côté de cette fameuse émission radiophonique ; La présentation que Welles fait de NOTHING BUT... est justement celle que ferait un bonimenteur prestidigitateur d’un « petit tour de passe-passe » : [1] bouclant le film en souhaitant « à tous, gens honnêtes et autres, une excellente soirée ».
Mais du magicien, il ne faut pas privilégier davantage en fin de compte les talents de passe-passe que la condition’ fondamentale de comédien. Condition que Welles se plaît à souligner par citations interposées : [2] (variante d’un propos du ’même ’Houdin relevé, par Maurice Bessy dans ses’ carnets : « Un
magicien est un acteur qui joue le rôle d’un magicien »).
Ce qui conduit NOTHING’ BUT... à être, bien au delà d’une simple variation pirandellienne sur le sens de la vérité, une ,brillante méditation, sur la paradoxale activité du comédien qui lui faisait déjà déclarer, en 1958 aux Cahiers du Cinéma : " Lorsqu’on joue un personnage, on commence par en être tout ce qui n’est pas soi-même, mais on n’y met jamais quelque chose qui n’existe pas. » Et il faut évoquer ici le gout de l’acteur Welles pour le maquillage et les postiches que ses biographes signalent dès son enfance lorsque, vers 10 ans, il se travestit en vieillard pour « jouer Lear ; ou, plus tard et professionnellement, lorsqu’à 16 ans il fait ses débuts théâtraux à Dublin en incarnant un personnage de 60 ans dans « Le Juif Süss » et qui se retrouvera constamment à l’écran, depuis Kane vieillissant et chauve jusqu’au Quinlan de TOUCH OF EVIL (LA SOIF DU MAL), sans oublier la trilogie shakespearienne de Macbeth - Othello - Falstaff. Cêt attrait pour le grimage, Welles j’expliquait ainsi aux Cahiers du Cinéma : « Parce que j’aime me cacher. C’est un camouflage, sérieusement. Je n’aime pas me voir à l’écran, et quand je dirige un film, je dois voir les rushes : aussi, plus je suis maquillé, moins je me reconnais et plus je garde un jugement objectif. Je me cache de ma propre image que je n’ai aucun plaisir à voir. » Paradoxale modéstie (complexe plutôt), lorsque l’on évoque le retentissant « My name is Orson Welles » jeté comme un défi à Hollywood par un jeune homme de 25 ans, ou bien l’apparitionde Welles jouant son propre personnage tant dans son DON QUICHOTTE inachevé que dans, NOTHING BUT... Sans doute, mais conforme à la démesure de ce personnage et en plein accord avec la fascination exercée sur lui de tout temps par faussaires et escrocs, ces grands maîtres de l’illusion : ou mieux, du mensonge qui s’affirme mensonge. Parcourons la galerie des héros incarnés ou simplement privilégiés par Welles : tous, par leur personnalité, par le rôle qu’ils ont choisi de jouer face à la société, par la lutte qu’Ils mènent en fonction de leur ambition, sont, consciemment ou non, vis-à-vis d’eux-mêmes ou des autres, des mystificateurs, des manipulateurs d’illusions. Kane, que Welles décrivait comme « à la fois un idéaliste et un escroc", fondant sa volonté de puissance et son apparente réussite sur un vieux rêve d’enfance ; Arkadin, en quête du mystère de sa propre vie ; Quinlan, usurpateur d’une légalité qu’ il croit capable de lui assurer l’impunité, tout comme Macbeth ; Macbeth, victime de son illusion du pouvoir, comme Othello et le Michael O’Hara de LA DAME DE SHANGHAI de l’illusion de l’amour, comme Falstaff de l’illusion de l’amitié. Et M. Clay, le riche marchand d’UNE HISTOIRE IMMORTELLE, qui, en voulant acheter un rêve (celui du marin passant une nuit d’amour avec une jeune épouse) et escroquer à la fois la réalité et l’illusion en les faisant se confondre, sera détruit après avoir connu l’échec. Comme sont détruits tous les héros wellesiens, bien que tous choisis « bigger than life.. (plus grands que la vie) : rois shakespeariens, magnats de la presse (Hearst) ou trafiquants (Zaharoff), politiciens et financiers (Kane), ou faussaires hors des normes généralement admises pour le commun des escroqueries. NOTHING BUT... montre, certes, des faussaires triomphant dans le moment présent, qui est celui du tournage et de leur notoriété désormais publique- ; mais il est évident qu’à partir du moment où de tels illusionnistes dévoilent, soit par le livre (celui de Clifford Irving sur Elmyr de Hory), soit devant la caméra, leur « art.. de faussaire, Ils se détruisent eux-mêmes après un temps où opèrera encore un autre de leurs pouvoirs, celui de la séduction, et que, contrairement à ce qui se passe avec le comédien professionnel, leur pouvoir de mystification décline d’autant que monte leur notoriété.
Mais les caractères choisis par Welles vont jusqu’au bou de leur nature, donc, en l’occurrence, de leur mystification ou de leur automystification, tel le scorpion de la fable dans ARKADIN : piquant la grenouille qui le porte sur l’eau et se condamnant ainsi à la noyade avec elle, il n’a pour excuse que le fataliste « It’s my character... Les grandes figures de Welles, assumant leur caractère et leur destin au-delà du raisonnable, aboutissent inéluctablement à l’auto-destruction de leurs rêves, de leurs illusions, de leurs tromperies’ à travers lesquels ils mettent fin à leur propre existence ou. à leur propre règne. Ainsi de M. Verdoux (dont, faut-il le rappeler, Welles est à l’origine, Chaplin lui achetant I idée), illusionniste de l’amour, faussaire du mariage, ou du mythique Don Quichotte qui porte le faux à ses plus hauts sommets puisque, faussaire sincère, il est le premier à être pris au piège de ses illusions. Mais à partir du moment où Verdoux, en jouant l’amour, fait vraiment connaître le bonheur à ses victimes et où Don Quichotte consacre effectivement sa vie, au prix de sa santé, à la poursuite de ses fantasmes, où est la vérité ? Et qu’est-ce donc que la vérité ?
Comme dit Clifford Irving du faussaire Elmyr : « Il a fait de sa vie une fiction, et détruire ce roman anéantirait tout l’édifice de ses illusions (...)
Il est normal qu’Elmyr ait pu garder l’impunité pendant vingt deux ans.
Si ses faux sont exposés dans un grand musée assez longtemps, ils deviennent vrais. » Et Welles de commenter, en créateur, particulièrement concerné : « Qu’est-ce que ,l’Art ?
Sa valeur dépend de l’opinion des experts. Elmyr les ridiculise. Faussaire, expert, qui est qui ?
» « Toùs les personnages que j’ai joués, disait Welles aux Cahiers du Cinéma, sont des formes variées de Faust ; et je suis contre tous les Faust, parce que je crois qu’il est impossible à un homme d’être grand à moins d’admettre qu’il y a quelque chose de plus, grand que lui. Ce peut être la Loi, ce peut être Dieu, ce peut être l’Art, ou n’importe quelle conception, mais cela doit être plus grand que .l’homme.)) Et quel plus grand faussaire, effectivement, que
.,Faust : l’homme qui tente d’escroquer Dieu, de tricher avec le Temps, de modifier les règles de ce jeu qu’est la vie ? Et quels personnages plus faustiens que le faussaire Elmyr ou le faussaire Clifford Irving, qui défient la 1:0i, ignorent superbement Dieu et vivent de leurs manipulations et contrefaçons de l’Art qu’ils ne sauraient donc sacraliser ? Le tout est de savoir jouer de ce mensonge de l’Art en en faisant un art du mensonge. Ce qui, est le propre de tout le cinéma de Welles,qui définissait un jour le film comme « un ruban de rêves ». Et auquel fait écho, dans NOTHING BUT..., ce propos du biographefaussaire Clifford Irving : « L’important, ce n’est pas de savoir si une peinture est l’raie ou fausse, mais si ce faux est bon ou mauvais. » Mais il Y a chez Welles une ambiguïté du rêve et de la notion du « faux » qui débouche sur ce que Maurice Bessy appelait des « interrogations narcissiques sur le pliénomème qu’il se flatte d’être ». Interrogations auxquelles Welles avait donné, dès KANE et ARKADIN, une forme de document-enquête autour d’un personnage de fiction fortement inspiré d’une réalité. A ces films-puzzles romanesques répond, vingt à trente ans après, ce film-puzzle de reportage qui a nom NOTHING BUT... ’ « En vérité, veuillez nous pardonner, nous avons contrefait cette histoire ! Mon rôle de charlatan fut de la ren dre vraie.
Non que la vérité ait rien à y voir. La vérité ? C’est la brosse à dents qui vous attend, le ticket de bus, la paie et le tombeau.
Elmyr et moi éprouvons peu de remords...
Mais nous n’en sommes pas plus fiers, pas au point de prétendre être pires que le reste d’entre vous ! Nous, menteurs patentés, espérons servir la vérité. » Picasso lui même l’a dit : « L’Art est un mensonge », un mensonge qui nous fait comprendre la vérité.
En tout cas et au moins la vérité d’un homme dont Jean Renoir disait : "Un film d’Orson Welles, c’est un peu comme un portrait d’Orson Welles. » Et la formule vaut tout autant pour ce document sur des faussaires parti d’un autre cinéaste que lui, car pour un dévoreur comme Welles, peu importe l’origine d’un film..Le proverbe hongrois qu’il cite dans le film « Pour faire une omelette, volez d’abord un œuf » convient admirablement à sa propre démarche créatrice : pour faire CITIZEN KANE, M. ARKADIN, LA DAME DE SHANGHAI, LA SOIF DU MAL, OTHELLO, MACBETH et FALSTAFF d’Orson Welles, NOTHING BUT..., volez d’abord des morceaux de vies réelles, de mauvais romans policiers, de grands personnages de théâtre et des images de faussaires. Ainsi naissent les fabuleux « Contes de Welles »... « Le conte est vieux comme le monde. Il renaît sans cesse.
Car chacun sait qu’étant encore enfant, il règne sur l’Art et le Vrai. » Portrait de Welles, NOTHING BUT... l’est aussi, outre par la fascination de l’auteur pour ses personnages et pour le thème de l’illusionnisme, dans la réflexion que ce film lui permet sur les rapports entre son art et sa vie, son métier .et les autres. Lorsqu’il commente ainsi la carrière de Clifford Irving : « Dans son livre, Irving raconte la vie d’un homme au talent méprisé qui surmonte son amertume par la farce...
(...) Il vendait peu. Pourtant, c’est un écrivain de talent. .
N’est ce pas révélateur dé notre époque : qu’une escroquerie le rende enfin célèbre ? » n’est-ce pas au jeune réalisateur rendu plus célèbre par son émission-canular de « La guerre des mondes » que par CITIZEN KANE qu’il songe ? Et à la farce destructrï.çe (sur Rita Hayworth et le mythe de la Femme), mais également auto-destructrice (pour sa propre position à Hollywood) de LA DAME DE SHANGHAI, par laquelle il régla pas mal dé comptes... Lorsqu’il dit, des rapports entre les deux fausaires, « On ne peut parler d’Elmyr sans parler d’Irving.
Jusqu’à la fin, Elmyr joue un rôle très important dans l’histoire de son biographe.
Et maintenant, il fait la mise en scene .
Irving, qui est meilleur magicien que moi, doit se transformer aux yeux de tous en super-star. » n’est-ce pas les rapports parfois difficiles entre l’auteur Welles et le personnage d’Orson que l’on peut évoquer ? Et ce personnage secondaire d’acteur terrible qui envahissait la scène et obligeait son créateur à se surpasser pour le faire oublier...
Lorsqu’il constate, à propos d’Elmyr, que « Les marchands firent fortune « sur » lui...
Des bénéfices d’au moins cent pour cent, et Elmyr presque rien ! Même sa belle maison n’est pas à lui. C’est un arrangement !
Après ces années de fuite, Elmyr, après s’êtreamendé enfin, n’a toujours pas trouvé la sécurité dans ce refuge appelé « l’Age d’Or. » n’est-ce pas son propre comportement devant "argent qu’il souligne ? Comportement qui fait de lui, à près de 60 an’s, ce que Maurice Bessy appelle un « pauvre de luxe", dépensant lar
gement, mais ne possédant rien... ,
Lorsqu’il regarde cet autre mystificateur de génie qu’il a connu à Hollywood, Howard Hughes, « Finalement, ce mystérieux héros qui a tout fait pour être célèbre, le devint... en cherchant l’incognito !
Après tout, peut-être aime-t-il l’échec ?
(...) Sur cette planète surpeuplée et mécanisée, il n’est pas si facile de rester soi-même..., » n’est-il pas en train de nous brosser un aspect de lui-même quelque peu secret et qui lui fait sans cesse abandonner un grand nombre de projets sans les mener à terme ? Saccager aussi un certain nombre d’êtres, de femmes, qui travers.ent sa vie, ainsi qu’en témoignént ses amis ou ses tumultueuses, amours, avec Rita et d’autres... Lorsqu’il invente ce monologue d’un vieux faussaire imaginaire (s’amusant à créer dans ce film vrai un faux faux) face à Picasso, «
Vous voilà au chevet d’un fantôme, ce que je fus toute ma vie.
Mais tous les musées et galeries seront hantés par mes reuvres.
Devrais je avouer ? Avouer quoi ? Que j’ai peint des chefs-d’reuvre ? Ils, seraient arrachés des murs. Que restetait-il de moi ?
Avant de mourir, rai besoin de croire, je dois croire que l’Art est une Réalité ! Sinon..., » ne nous livre-t-il pas le testament d’un créateur s’avouant tout à coup, au détour d’une image, comme on se livre à un miroir, fatigué, inquiet, conscient de ce que son orgueil de créateur sera de peu de poids devant la mort et l’oubli des autres ?.. Et lorsque, devant "l’ouvrage anonyme" de la cathédrale de Chartres, il est saisi de la certitude que « Tout s’abîmera définitivement dans la guerre et s’ envoleraqvec les der nières cendres de l’Univers, les triomphes et les impostures, les trésors et les faux.
(...) Tous nos chants seront étouffés. Mais quelle importance ? Continuez à chercher...
Peut être que le nom ,d’un homme importe peu, après tout ! » n’est-ce pas là une ultime leçon de sagesse et de modestie de la part de la grande voix qui nous annonça jadis : « My name is Orson Welles »... Admirable leçon d’assimilation d’une matière « à plat » par un auteur de génie, époustouflante leçon de montage qui insuffle la vie aux idées, aux mots, aux éléments, NOTHING BUT... est aussi un magnifique point d’orgue à une œuvre qui, depuis près de trente-cinq ans, n’a eu de cesse d’affirmer que l’Art est bien une Réalité, que sa mystification a un sens et que notre existence a un besoin vital que de tels magiciens osent. UN MENSONGE QUI S’AFFIRME MENSONGE

LA GRENOUILLE ET LE SCORPION

PORTRAIT DE L’ARTISTE EN VIEUX CONTEUR
[1] Je suis un charlatan. N’étais-je pas jadis magicien ? (...) Ce film traite de tricherie, de, fraude, de mensonges... Racontée chez soi, dans’ la rue ou au cinéma, toute histoire est presque sûrement un mensonge. Mais pas celle-ci ! Tout ce que vous verrez dans l´heure qui suit est absolument vrai.
[2] Houdin était le roi des magiciens... Un magicien, disait il. est un acteur. Rien d’autre qu’un acteur !